Claude Allègre
Le août 2008
Critique du livre de Claude Allègre : « Ma vérité sur la planète » . Version bêta.
Je suppose que vous avez lu le livre.
J'en profiterai pour rappeler des cas connus et flagrants de conseils catastrophiques donnés par les scientifiques.
En dessous de trente kilomètres d'altitude, il n'y a que 1 PPM d'oxygène ...
Page 39 : « Au-dessous [ de trente kilomètres ], sauf près des villes, la teneur en O2 ne dépasse pas 1 PPM ».
Une coquille, évidemment, mais qui peut embrouiller le lecteur.
Page 41. Les ours en Antarctique.
Il n'y a pas d'ours en Antarctique.
Page 50. Il parle des plaquettes de frein qui généreraient autant d'amiante qu'il y en avait dans l'air des bâtiments de Jussieu. Les plaquettes de frein normalement ne génèrent que de la poussière d'amiante. Cette poussière n'est sans doute pas saine, mais elle n'a rien à voir avec les cancers déclenchés par les fibres. On devrait plutôt avoir dans ce cas un genre de silicose. Il n'y a pas que les fibres d'amiante qui déclenchent le cancer des fibres, les fibres de verre aussi et probablement toutes les fibres assez fines et rigides pour se planter dans une cellule et interférer avec son fonctionnement génétique.
Page 69. La secte verte.
Claude Allègre critique vertement le mouvement écologique. Il est vrai que Green Peace a une milice. Hitler était écologiste et l'écologie a toujours un côté : chacun dans sa niche. Hitler était aussi socialiste (national socialisme) : match nul .
Les socialistes (international socialisme) comme monsieur Allègre ne forment-ils pas aussi une secte fondamentaliste ?
Le but du socialisme est toujours la dictature du prolétariat. D'autre part, le parti socialiste est infesté de franc-maçons. La franc-maçonnerie est une secte et même la mère des sectes. Les franc-maçons obéissent aux ordres qu'ils reçoivent de leur ordre maçonnique.
Par exemple : si un socialiste éminent et convaincu, mais également franc-maçon reçoit un ordre
de sa hiérarchie maçonnique comme : participez au gouvernement de droite ! Il le fera quitte à prendre des pilules contre les nausées. Je n'ai pas d'exemple concret, mais on a connu l'inverse.
François Mitterand (la grenouille de bénitier) n'était pas socialiste, mais bien franc-maçon et les socialistes l'ont accepté pour cette raison.
Page 72. Claude allègre pense que les OGM vont sauver le monde de la famine.
Le problème de la famine est d'abord celui de la multiplication des populations.
La culture sans OGM nous permet de nous entasser à près de six milliards sur la planète. Grâce aux OGM, à combien pourra-t'on s'entasser ? La seule différence : plus de morts. D'accord, un peu plus tard aussi. Les fameux stocks américains ont disparu. Toute pénurie va provoquer une panique et aggraver la pénurie, tout le monde voulant faire des provisions ( personnes, pays ).
Nous avons eu une mauvaise année et les prix ont flambé. En fait, nous avons eu une année, qui n'était pas excellente. Nous devrons peut-être faire face à des années véritablement mauvaises et même des séries de mauvaises années. Les OGM vont-ils diminuer les risques de famines et leurs conséquences ? Le stock de céréales américain a été transformé en carburant. La production supplémentaire apportée par les OGM pourrait suivre le même chemin.
Page 162. Le gaz carbonique.
Claude allègre présente trois solutions pour se débarrasser du CO2.
Il rappelle également que le CO2 est présumé innocent et aussitôt veut le séquestrer.
Selon lui, la seule solution sûre est la transformation du CO2 en calcaire avec une patience de coquillage sans doute.
Transformer le CO2 en calcaire puis le calcaire en ciment est une drôle d'idée. En effet, pour faire du ciment on utilise du calcaire que l'on chauffe pour le transformer en ciment.
Il serait plus économique de tenter de transformer directement le CO2 en ciment.
En fait suivant le livre, il s'agit d'injecter le gaz dans des réservoirs naturels et d'attendre un miracle. Colmater des réservoirs géologiques est une pollution grave, une destruction irresponsable.
Cette solution est identique à une des autres solutions envisagées ci-dessous, sauf qu'on prétend à une transformation magique du CO2 en calcaire.
L'auteur soutient l'idée américaine de liquéfier le gaz carbonique et de l'injecter dans des roches ou au fond des mers. Il ne précise pas si ce gaz est pur et propre (exempt de polluants et d'autres gaz).
Au fond des mers : en cas de tsunami, il y aurait une vague de CO2 mélangé à de l'eau de
mer. En remontant le long du socle continental, le CO2 se gazéifierait provoquant la
formation de glace et une émulsion de gaz et d'eau. La vague d'eau serait sans doute freinée,
mais la vague de gaz carbonique sous l'effet de la dilatation accélérerait et congèlerait tout
sur son passage et pénétrerait beaucoup plus loin dans les terres que l'eau de mer.
Le gaz carbonique liquéfié et injecté au fond des mers est censé y rester et ne pas se dissoudre dans l'eau de mer. Je veux bien croire qu'en laboratoire, cette technique fonctionne à merveille.
Quels scénarios de dysfonctionnement du système ont été testés.
Si le gaz carbonique se dissout dans l'eau, il chassera l'oxygène et tous les poissons disparaîtront.
Ensuite, il y aura des nappes vagabondes de gaz carbonique sur la mer venant lécher les côtes et tuant ici et là.
De toute façon, les mares de gaz sous-marines seront des déserts sans vie.
Le CO2 injecté dans les roches ferait planer un danger plus insidieux. Des fuites sporadiques ou
de grandes nappes couleraient dans les vallées tuant toutes les personnes étant à l'extérieur ou provoquant l'arrêt des voitures sur les autoroutes et des accidents.
Toute l'horreur de la technocratie.
Claude Allègre reproche aux Américains de jeter leurs déchets dans l'océan.
Le gaz carbonique est un déchet, mais selon lui on peut le déverser dans les océans.
Le ciel n'est pas un égout, mais la mer non plus.
Ces catastrophes ne nous concernent pas, elles ne pourront arriver que dans quelques centaines d'années quand il y aura assez de gaz carbonique sous la mer et dans les roches.
L'après nous on s'en fout !
La nuit, les centrales nucléaires s'ennuient. On dispose là d'un potentiel énergétique énorme.
Il faut essayer de recycler le gaz carbonique par des moyens biologiques, chimiques ou électriques. Il doit être possible de débrûler le CO2. L'énergie est là. Ce serait coûteux, mais on récupérerait le carbone. Il faut au moins essayer et calculer le prix. Au lieu de brûler du gazole pour faire du ciment, on pourrait essayer de transformer le CO2 en ciment avec de l'électricité.
Se chauffer au bois ( page 169 et page 59).
Il parle de peupliers mettant quinze ans à pousser il faut donc multiplier la quantité de bois
nécessaire chaque année par quinze.
Dans son exemple, on plante 50.000 arbres au kilomètre carré soit un arbre tous les 4,5 mètres ( peupliers d'Italie ? ).
Chaque ménage se chauffe cent jours par an.
Chaque ménage brûle un arbre par jour.
Avec de tels nombres et vingt millions de ménages, il faut 600.000 km2 de culture.
Le peuplier n'est pas une essence de bois à brûler, c'est un deuxième choix. De plus, son développement n'est assuré qu'en zone humide. Quant au rapport volume/énergie : Il brûle un peu trop vite, mais pas à la vitesse indiquée par Claude Allègre.
Je doute que les Français ne se chauffent que trois mois par an. Je compte huit mois soit 240
jours. Il faudrait donc 1.440.000 km2 . En comptant 25.000 arbres au kilomètre carré, il faudrait trois millions de kilomètres carrés. Utiliser l'arbre comme unité n'est pas un bon choix, ni le stère ni le mètre cube. Le poids à sec est un meilleur choix pour faire des calculs. Le poids efface la différence d'essence.
Le peuplier connaît beaucoup de variétés OGM. La raison du choix de Claude Allègre ?
Cet exemple est très bizarre. Il met trop d'arbres au kilomètre carré ; les Français ne se chauffent que trois mois et dix jours par an, mais ils brûlent tout un arbre chaque jour, soit deux cents ou trois cents stères en cent jours.
Claude Allègre parle d'une solution pour toute la France, mais les solutions alternatives peuvent être partielles tout en restant valables.
Je doute également qu'un ménage brûle un arbre par jour ( deux ou trois stères).
Un arbre, du point de vue du chauffage, comprend deux parties : le tronc et la couronne.
Je ne pense pas qu'on exploite les racines. Pour quelle raison ?
Le tronc et la couronne fournissent une quantité de bois équivalente.
Les chaudières au bois modernes consomment des granulés de bois. Elles peuvent se
contenter de la couronne de l'arbre. Finalement, le chauffage au bois généralisé ne devrait
pas, dans ce cas là, trop interférer avec le reste de l'industrie du bois.
Si on compte en tout et pour tout deux stères de bois par arbre et dix stères de consommation
par ménage (20 millions) et par an, on a cent millions d'arbres que l'on multiplie par les quinze années de culture. Donc quinze cents millions d'arbres. On divise par 50.000 arbres au KM2.
On obtient 30.000 KM2 de surface à consacrer au bois de chauffage.
50.000 arbres au kilomètre carré me semblent un nombre exagéré, mais tout dépend de l'essence
choisie. Que ce soit 30.000 KM2 ou 60.000 KM2, on est dans des surfaces possibles, mais 60,000 KM2 représentent une bonne part de la forêt française et l'impact serait sévère.
Si on n'emploie que la couronne et les buissons inter-lignes pour faire du bois de chauffage,
sans oublier l'effet d'un engrais et des essences OGM, on fait à peine monter le prix du bois.
Malheureusement, aujourd'hui, on parvient à produire du carburant à base de bois. Ce qui risque de faire monter le prix du bois bien plus que le chauffage au bois.
En fait, monsieur Allègre fait une démonstration par l'absurde, il a peur que monsieur Hulot lui confisque ses centrales nucléaires. Démonstration tellement absurde qu'elle en devient idiote.
Face aux utopistes verts naissent des antiverts tout aussi enragés et stupides.
Prenons les chiffres. La forêt française couvre 155.000 km2 ( 28,2% du territoire ).
Exploitation annuelle : 36.500.000 M3/an dont 2.600.000 M3/an de bois de chauffage.
Il y aurait 13.000.000 M3/an de bois de chauffe « non commercialisé ».
15.600.000 M3/an doivent couvrir les besoins d'un million de ménage
( 15.600.000 * densité 0,8 / équivalence fuel 2,5 == 5.000.000.000 litres / consommation annuelle 5.000 litres == 1.000.000 de ménages ). Si la couronne des arbres n'est pas actuellement utilisée, on peut espérer fournir trois millions de ménages.
La comparaison entre le fuel et le bois est faussée par le fait que le feu de bois est continu et la chaudière à mazout fonctionne au système tout ou rien.
J'avais une vieille chaudière au gaz Potterton qui fonctionnait au tout ou rien faisant et l'eau bouillante faisait claquer les tuyaux .
Je l'ai modifié en ajoutant des robinets à gaz pour que les brûleurs fonctionnent toujours au minimum. J'ai ainsi obtenu une chauffe agréable et économique. Pensant qu'il était temps d'acheter une chaudière moderne consommant encore moins, j'ai acheté une excellente chaudière allemande. Une chaudière électronique que je ne sais pas entretenir et qui chauffe au tout ou rien et consomme plus que l'ancienne en plus elle demande un entretient annuel et tombe souvent en panne. Une catastrophe personnelle. J'en conclus que les étiquettes officielles que l'on trouve sur les chaudières ne veulent rien dire d'où l'impossibilité de comparer sérieusement les différentes filières.
L'inconvénient du chauffage au bois est qu'il pollue. Le bois contient du soufre que la
combustion libère et qui avec de l'eau forme les pluie acides. Certains ajoutent que la combustion du bois produit de la dioxine.
L’homme brûle du bois depuis des millénaires et les forêts brûlent depuis des millions d'années. La planète devrait être contaminée depuis longtemps.
Le bois étant broyé, il est peut-être possible d'enlever le soufre et le chlore (dioxine) ou de traiter les fumées. Le chlore est un gaz et il peut s'évaporer pendant le séchage ( naturel ou industriel).
En ville, il est possible d'installer des égouts pour les gaz usés en séparant les gaz de combustion de l'air usé du système de climatisation ( l'air vicié, les odeurs de cuisine, vapeurs de la salle de bain, etc.) . Aujourd'hui on nous envoie l'haleine fétide et putride du métro, chargée de virus et de bactéries ( spermatozoïdes ?), à la figure. La photo iconographique de Maryline Monroe dont la robe se soulève magnifiquement sous cette chaude haleine est répugnante. Ceci n'est rien à côté des voyageurs qui attendent le train et sont repeints par le nuage de merde, d'urine et de spermatozoïdes que ceux-ci traînent. Pour preuve, ceux qui voyagent par train ont toujours la joue droite plus brune que la joue gauche. Je ne serais pas étonné que la recrudescence de méningite vienne de cette source. Vous vous rappellerez ces cas de choléra isolés comme spontanés. L'OMS a fini par comprendre qu'ils étaient disséminés le long d'un couloir aérien venant d'orient. À l'époque, une partie de la flotte aérienne civile était constituée d'avions dont les toilettes donnaient sur le ciel, mais tout tombait sur terre. Un peu comme sur les trains d'aujourd'hui, les bateaux et au Moyen Âge. Mêmes causes, mêmes effets ? Les autorités sont au courant, mais changer ces toilettes coûterait cher.
En Belgique, la direction des chemins de fer à tout simplement dit qu'elle ne modifierait pas cet équipement suspecté de répandre l'infection. La méningite est comprise dans le prix du ticket. Du même goût que l'affaire du sang contaminé et du à la même raison. La secte socialiste s'en moque, la verte aussi.
Le problème de la légionellose est du même tonneau. Les politiciens croient-ils encore à la génération spontanée ? Sauf la première bien sûr. Le pigeon est le vecteur de la légionellose. Il a donc ses entrées dans le système de distribution d'eau potable, là encore, la solution est coûteuse.
Des égouts pour les gaz usés rendraient l'air de la ville plus respirable et favoriserait l'utilisation de voiture électrique.
Aujourd'hui, la sylviculture n'utilise pas d'engrais ou très peu ni d'accélérateur de décompositions des déchets végétaux. Le terrain entre les lignes d'arbres est laissé en friche. On peut donc penser à une amélioration du rendement à l'hectare. L'âge de coupe des arbres est en moyenne de 38 ans.
Si on cultive des buissons à bois entre les lignes d'arbres, on doit notablement augmenter
la production de bois du terrain. En effet, pendant de longues années, la canopée ne couvre
qu'une petite partie du terrain.
Les forêts industrielles sont laides, mais il y a moyen de les arranger comme une forêt naturelle.
Pour arriver à un tel résultat, il faudra du temps. Il faut en effet apprendre à marier les espèces et les essences et l'aspect.
Le vrai problème du chauffage domestique est l'habitation. Il faudrait raser tous les
immeubles d'habitation et construire des habitations conçues pour limiter les pertes de chaleur.
Les technologies pour construire ce type d'habitation ne sont pas mâtures.
Il faut attendre et bricoler. Le bois peut-être une solution d'urgence. L'État aide les
particuliers à investir dans les énergies renouvelables, il devrait penser à aider les pauvres
à acheter des chaudières à bois ou simplement des poêles à bois modernes ( à double brûleur).
Page 168.Les éoliennes.
Claude Allègre ne parle pas des hydrauliennes : invisibles et inaudibles.
Les hydrauliennes sont des éoliennes de mer, sous-marines, mais beaucoup plus petites et plus performantes (200 fois plus). Elles devraient être rentables. Les courants marins ne sont pas erratiques comme les vents.
D'après lui, les éoliennes sont bruyantes, disgracieuses et dispendieuses. De plus, il n'y aurait du vent que la moitié du temps.
Il est vrai que les éoliennes ne tournent que quand il y a suffisamment de vent et qu'il y a de la demande. Actuellement les éoliennes sont subsidiées, car leur exploitation est déficitaire.
L'auteur dit : « Si l'on voulait produire ainsi la moitié de l'énergie électrique, il faudrait couvrir un quart de la surface de la France d'éoliennes, ce qui serait sans doute très mal accepté. »
Une phrase qui ne veut rien dire. « Couvrir un quart de la surface de la France » ne veut rien dire.
Couvrir de blé ou de forêt a une signification, mais pas scientifique. D'autre part, l'énergie nucléaire produit 78% de l'électricité en France. Alors, pourquoi vouloir produire la moitié de l'électricité nécessaire avec des éoliennes. La peur de monsieur Hulot ? Alors pourquoi seulement la moitié ? Pour revenir à la réalité, il y a encore 5% d'hydroélectricité et quelques miettes d'autres origines. Le vent étant capricieux on ne peut pas compter sur les éoliennes, mais elles pourraient, sans trop de dégâts, couvrir entre 10% et 20% de la production avec l'appui de centrales classiques ( de préférence au gaz pour un démarrage et un arrêt rapides) pour combler les pannes. Avec une météo à quatre jours, on peut anticiper la production des éoliennes.
Les éoliennes pèsent de tout leur poids sur le prix du pétrole, une raison suffisante pour en construire. La France a perdu là une occasion de développer un produit technologique.
Les fabricants espagnols d'éoliennes en vendent dans de nombreux pays. Ils ont développé la technologie la plus pointue.
L'Espagne a développé de nombreux sites d'éoliennes. En Navarre, elles produisent 30% de l'électricité et 39 autres % sont produits avec des énergies renouvelables . Elles ne font pas de bruit. Quand il n'y a pas de vent, elles ne tournent pas. Quand il y a du vent, c'est le vent qu'on entend.
J'ai déjà dormi à la belle étoile à proximité d'éoliennes et j'ai bien dormi malgré le vent ,à l'Alto del Perdon à côté de cette source dont l'eau est si pure, mais souvent à sec.
Claude Allègre n'a jamais écouté les éoliennes et doit bien comprendre qu'on n'est pas dans « Il était une fois dans l'ouest ».
Si jamais un chuintement dérange quelques oreilles sensibles, il faut ajouter à ces machines un générateur d'antibruit, de bruit noir. Une machine électronique qui génère un bruit inverse au bruit généré par l'éolienne. Les éoliennes déparent les paysages, mais le modèle qui se replie et s'enfonce sous terre n'est pas encore disponible. On peut quand même faire un effort pour les intégrer au paysage ou briser leurs formes. Les éoliennes ont une couleur qui n'est pas vraiment une couleur comme l'anonymat n'est pas vraiment un nom. Pourquoi attendre pour leur donner de la couleur et des formes ?
Nous entrons dans un Nouveau Monde, nous devons vivre ses nouvelles sensations.
La Navarre n'attend pas et entame son second round. Les éoliennes actuelles vont être remplacées par des éoliennes beaucoup plus performantes. Bien sûr ces éoliennes déparent le paysage et, la nuit, forment d'étranges forêts de lampes rouges.
Actuellement l'électricité est relativement bon marché et stable, mais les entreprises et les ménages vont se tourner de plus en plus vers cette énergie. Le prix de l'électricité va continuer de monter et les éoliennes deviendront rentables. Il faut noter également qu'elles deviennent de plus en plus performantes. Vanter la pompe à chaleur et critiquer les éoliennes est une aberrance.
Il faut bien comprendre que toutes les énergies vont tôt ou tard s'aligner de plus en plus près sur le prix du pétrole.
En Navarre, nous avons 600.000 habitants et 1,164 éoliennes qui produisent 30% de l'électricité.
Pour produire 100% de l'électricité en France, il faudrait 395.760 éoliennes de type ancien (10 ans) soit 4000 sites de cent éoliennes. En Galicie, ils disent qu'une éolienne de 1.300 KW couvre les besoins de 1.000 ménages. En France pour couvrir tous les besoins, il faudrait 60.000 éoliennes de ce type soit 600 sites de cent éoliennes. Pour couvrir 20% des besoins, il faudrait 120 sites. II faut des sites avec du vent, pour le reste, on peut commencer par utiliser des sites déjà gâchés. Le long des autoroutes, dans les zones industrielles, dans les banlieues, le long des terrains militaires, etc..
Il ne faut pas faire la fine bouche, mais faire feu de tout bois. Utiliser des éoliennes donne plus d'emplois qu'acheter du pétrole.
Les Galiciens se sont également lancés dans la production massive d'électricité à base d'éoliennes. Ils ont développé un projet de production d'hydrogène fabriqué à base d'eau par électrolyse. Si cet essai grandeur nature est concluant, les parcs d'éoliennes produiront des bénéfices. Le but est double. D'une part, utiliser tout le potentiel des sites d'éoliennes. D'autre part, utiliser l'hydrogène obtenu pour produire de l'électricité pendant les périodes sans vent. Ainsi, les deux graves défauts de la production d'électricité par éoliennes seraient corrigés. La Galicie espère arriver à produire 90% de son électricité au moyen d'énergies renouvelables.
Page 170. L'arrêt simultané ou au cas par cas de l'utilisation du nucléaire, du charbon et du pétrole.
Ce projet écologiste est utopiste. Ce qui n'est pas une raison pour refuser toute solution intermédiaire. Il n'y a pas que l'écologie, il y a aussi des stratégies techniques et économiques.
La première stratégie doit être de limiter l'utilisation du pétrole. Utiliser le pétrole pour faire de l'électricité est une erreur. Il faut réserver le pétrole pour ses utilisations nomades et la pétrochimie. La deuxième stratégie doit être de limiter l'utilisation du charbon pour produire de l'électricité. Le charbon peut-être transformé en carburant et en produit de base pétrochimique.
La troisième stratégie doit être de limiter l'utilisation du gaz pour produire de l'électricité.
La quatrième stratégie doit être d'empêcher les déchets de libérer leurs carbones, méthanes et autres inutilement tout simplement en les utilisant pour produire de l'électricité ou des carburants. Déchets de toutes origines : agricoles, ménagères, boues des égouts et des rivières, etc.
Monsieur Allègre est contre les biocarburants. Je pense qu'il a tort.
Les biocarburants doivent entrer dans les stratégies agricoles. Les biocarburants font monter les prix des produits agricoles. Ce doit être leur premier but. Les biocarburants débarrasseront l'Europe d'une partie de ses surplus agricoles et de ses aides à l'exportation. Leur deuxième but serait de constituer une réserve mobilisable. En cas de disette, les cultures destinées aux biocarburants pourraient alimenter le bétail et les cultures destinées au bétail et comestibles par l'homme iraient à l'homme.
Il faut louvoyer entre l'utopie dictatoriale des écologistes et la crise de nerfs socialiste.
Il faut aussi voir que nous ne pourrons pas nourrir toute la planète. La population monte et continue de monter. Au plus, on aide les peuples affamés, au plus ils seront nombreux à mourir de faim. Quand leur nombre aura dépassé nos capacités d'aide alimentaire, des milliards de gens mourront en une fois.
Jusqu'où va notre devoir ? Certains veulent interdire les biocarburants fabriqués à partir de produits comestibles. Demain d'autres ou les mêmes nous demanderont de nous priver de bière et de vin. Après-demain on sera rationné à la ration de survie.
Soit on aide les gens efficacement avec des conditions à la clef, soit on les laisse tomber.
Interdire les biocarburants est une politique hypocrite.
Quand le prix du pétrole dépassera à nouveau les 150 $ et plus, les pauvres seront durement touchés.
Quelle sera la meilleure politique ? Produire des biocarburants pour ralentir la montée du prix du pétrole ou leur fournir le grain qu'on destinait au biocarburant.
Avant de nous priver des bienfaits des biocarburants, il faudrait peut-être étudier la question.
Page 175. Les organismes génétiquement modifiés.
Claude Allègre essaye de nous faire croire que l'être humain crée des êtres génétiquement modifiés depuis 5000 ans. Il veut nous faire croire que la sélection artificielle pratiquée depuis longtemps par l'homme donne des organismes génétiquement modifiés. Dans ce cas-là, la sélection naturelle crée aussi des OGM et l'expression OGM perd tout son sens.
Ni la sélection naturelle ni la sélection artificielle ne changent quoique ce soit aux gènes.
Si vous avez un taureau noir et un taureau blanc et que vous castrez le taureau noir, vous n'avez modifié aucun gène. Simplement, vos vaches ne pourront plus recevoir des gènes du taureau noir.
La sélection naturelle et la sélection artificielle limitent les variétés génétiques d'une espèce. Ces systèmes permettent d'éliminer certains gènes indésirables dans un groupe, mais pas d'en ajouter et encore moins à un individu. La fabrication d'un OGM consiste à ajouter un gène à un animal ou une plante voir un virus ou une bactérie. En fait, la technique retenue cloue deux gènes à la chaîne génétique de la cible : le gène à transmettre et un gène de résistance à un antibiotique.
Ces deux gènes sont insérés à coups de fusil à un grand nombre de cibles. Plus tard, on verse de l'antibiotique sur la culture et seules les greffes réussies survivent.
Dans le chapitre « L'eau et la terre » (page 195).
Page 207. L'eau d'égout transformée en eau potable.
Claude Allègre pense qu'il sera difficile de faire avaler de l'eau d'égout recyclée aux populations.
Il se trompe, cela se fait depuis longtemps et les écolos surenchérissent : « Ne buvez pas de l'eau en bouteille, l'eau du robinet est excellente ! ».
La Flandre manque d'eaux potables aussi jusqu'il y a quelques années, la société des eaux de Flandre utilisait l'eau des égouts de Bruxelles. C'est une pratique courante pratiquée également en France, en Hollande et un peu partout dans le monde. Malheureusement, on a fini par constater que le nettoyage et le filtrage de ces eaux laissaient passer les médicaments, dont les antibiotiques, les œstrogènes et, selon certains, les PCB. Les œstrogènes et les PCB sont nocifs pour le développement des testicules des adolescents qui deviennent stériles. Les antibiotiques font grossir et deviennent inefficaces. Heureusement, beaucoup de jeunes préfèrent l'eau en bouteille ou la bière sinon toute une génération serait stérile en Flandre et dans d'autres régions.
Le gouvernement flamand a décidé de pomper l'eau nécessaire dans le canal Albert. L'eau du canal Albert est l'eau de la Meuse. L'eau de la Meuse est protégée depuis longtemps par les traités hollandais et aujourd'hui européens.
Des savants plutôt stupides et incompétents que fous.
Nettoyer l'eau après usage est indispensable, mais la réutiliser n'est pas nécessaire.
Si je prends 1000 litres d'eau propre et que je rends 1000 litres d'eau propre à la rivière ou que je réutilise sans fin mes 1000 litres, il n'y a pas de différence. Sauf que dans mon eau continuellement recyclée, un produit risque de s'accumuler. Si chaque entreprise doit avoir un système de recyclage performant, le système sera très coûteux. Dans l'autre cas, il y a des centres de nettoyage de l'eau géré par des spécialistes.
Tant qu'on ne consomme pas toute la rivière, le recyclage n'est pas utile ni souhaitable.
Les cycles courts sont toujours dangereux.
Une autre grande réussite des savants imprudents.
Green Solivant (Soleil Vert), vous vous souviendrez peut-être de ce film dans lequel les morts sont recyclés en nourriture pour les humains. La crise de la vache folle est du même goût. Après la guerre 39-45, les scientifiques ont conseillé aux politiciens d'utiliser les farines produites par l'équarrissage comme complément alimentaire protéiné pour le bétail. On a ainsi transformé nos vaches en charognards et cannibales. Des années plus tard, on a découvert la vache folle et la transmission à l'homme de l'encéphalopathie spongiforme par des prions défectueux. On a accusé le mouton et sa scrapie (la tremblante).
Deux chercheurs anglais ont prouvé que le prion défectueux responsable était d'origine humaine.
Des vaches cannibales et anthropophages !
Si vous avez lu Tintin en Amérique, vous savez que la maffia se débarrasse des gêneurs à l'équarrissage, mais ceux-ci sont trop jeunes pour transmettre la maladie de Creuzfeld-Jacob.
Une autre hypothèse est qu'on aurait joint aux cadavres d'animaux destinés à l'équarrissage les déchets humains des hôpitaux et sans doute les corps donnés à la science, après utilisation. Aujourd'hui, on irradie d'abord ces déchets. Bien que le prion ne soit pas vivant. Est-il détruit ?
Actuellement on brûle ces farines animales et humaines, mais elles risquent de revenir dans nos assiettes un jour ou l'autre. En attendant vous les retrouvez dans vos murs. On détruit ces déchets en les brûlant avec du mazout et du calcaire lors de la fabrication du ciment.
Page 208. L'eau gratuite. Claude Allègre se demande si l'eau ne devrait pas être gratuite.
Encore un rêve socialiste : la gratuité. Pour qu'il y ait gratuité, il faut que les travailleurs du secteur travaillent gratuitement. Il faut que les fournisseurs fournissent gratuitement le matériel et les matériaux. Un lourd impôt. La gratuité est toujours un lourd impôt qui permet de gratifier les petits malins. En U.R.S.S. tout était gratuit, mais il n'y avait rien.
La gratuité est la mère de tous les vices.
Le payement est un régulateur économique indispensable pour le bon fonctionnement de l'économie. C'est souvent la seule conscience de l'utilisateur.
Page 213. Claude Allègre suggère d'employer des réacteurs nucléaires sur les grands tankers.
Comme s'il n'y avait pas déjà assez de sous-marins nucléaires au fond des mers. Avec une telle initiative, on aura droit à des marées noires radioactives. Le dégazage concerne les cuves du pétrolier pas son moteur. Je doute qu'un moteur nucléaire soit rentable.
Page 220. Claude Allègre parle de la biodiversité.
Il parle également des animaux en voie de disparition. La disparition d'espèces animales est naturelle et fait partie de la biodiversité. Peut-on obliger des peuples à vivre avec des tigres qui n'hésitent pas à les manger ? Les éléphants et les rhinocéros sont condamnés depuis longtemps et incompatibles avec une société moderne. Les crocodiles tuent ou blessent tous les jours.
Avec neuf milliards d'individus, il ne restera pas beaucoup de place pour les grands animaux.
En conclusion, on peut dire que monsieur Allègre prend ses lecteurs pour des idiots le reste est incohérent.